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Ce blog est destiné à mes élèves de secondes E et I, de premières H et ST2S2 et de terminale B.

Pour en finir (?!) avec les problèmes d'orthographe.

Une série de fiches et d'exercices pour tenter de règler les problèmes liés à l'orthographe.

Première fiche : les homophones.

ORTHOGRAPHE GRAMMATICALE
Homophones grammaticaux

1. A ou A ?
Remplacez par avait : si c’est possible, il s’agit du verbe avoir, donc a ; sinon, il s’agit de la préposition à
ex. Elle … consenti … fournir quelques efforts ( elle avait consenti avait fournir…) ⇨ elle a consenti à fournir…

2. OU ou OU ?
Remplacez par ou bien : si c’est possible, il s’agit du coordonnant ou ; sinon, c’est le pronom où (indiquant le lieu)
ex. … va-t-elle, à Paris … à Lille ? (ou bien va-t-elle, à Paris ou bien à Lille) ⇨ où va-t-elle, à Paris ou à Lille ?

3. MA – TA – MON – TON  ou M’A – T’A – M’ONT – T’ONT ?
L’un (en un seul mot) est un déterminant (devant un nom), l’autre est un pronom suivi du verbe avoir.
Remplacez par m’avai(en)t, t’avai(en)t : si c’est possible, il s’agit de la forme en deux mots (m’a, m’ont, t’a…)
ex. il t’a (= t’avait) volé ta (t’avait) place

4. LA, L’A ou LA ?
Pour les deux premiers, voir la règle précédente (l’avait = l’a).
Pour le troisième : il s’agit d’un adverbe de lieu, que l’on peut remplacer par ici (ou par -ci après un pronom ou adjectif démonstratif). ex. regardez par là (= par ici) – cet homme-là (= -ci) – celui-là (= -ci) retenir l’expression : çà et là

5. SON ou SONT ?
Son est un déterminant possessif, qui précède un nom ; sont est le verbe être à la 3ème personne du pluriel, que l’on peut remplacer par étaient
ex. les spectateurs sont (= étaient) impressionnés par son (étaient) allure

6. ON ou ONT ?
On est un pronom personnel ; ont est une forme du verbe avoir, que l’on peut remplacer par avaient
ex. On (avaient) voit bien ce qu’ils ont (avaient) voulu faire

7. ON ou ON N’ ?
On ajoute n’ au pronom on uniquement si la phrase est négative
ex. on ira tous au paradis, on n’échappera pas à la punition.

8. QUAND ou QUANT ?
On écrit quant devant à, au, aux : ex. quant à lui, quant au reste, quant aux autres.
Dans tous les autres cas, on écrit quand (et on ne rajoute pas de -t pour la liaison !)
ex. quand il pleut – quand viendras-tu ? – à quand les vacances ? – j’ignore quand elle chantera...

9. CES ou SES ?
Ces est un déterminant démonstratif (on peut ajouter –ci ou –là après le nom qui suit) – ses est un déterminant possessif (il marque une appartenance = les siens ou les siennes)
ex. je veux ces chaussures (ces chaussures-ci ou ces chaussures-là)
ex. elle est heureuse de revoir ses amies (les siennes)

10. CE ou SE ?
Observez les mots qui suivent...
On écrit ce devant un nom, un GN, ou un pronom : ex. ce matin, ce petit chien, ce qui, ce que...
On écrit se devant un verbe (autre qu’être) : ex. il se lave, elle se présente, ils s’ organisent...
 seule exception (rare !) : ce disant, ce faisant en tête de phrase, signifiant tout en disant cela, tout en faisant cela

11. C’EST ou S’EST ? (c’était / s’était – ce fut / se fut – ce sera / se sera ….)
Ajoutez une NEGATION, et observez l’ordre des mots :
 ce + ne ⇨ Ce : ex. …’était hier ma fête. = Ce n’était pas ma fête. C’était hier ma fête
ne + se ⇨ Se : ex. Ils … sont revus. = Ils ne se sont pas revus. (il s’agit d’un verbe pronominal) Ils se sont revus

12. QUELLE ou QU’ELLE ?
Remplacez par qu’il
 Si c’est possible ⇨ qu’elle : ex. Je suis sûr … a raison. = Je suis sûr qu’il a raison ⇨ qu’elle a raison (2 mots)
 Si c’est impossible ⇨ quelle : ex. … heure est-il ? = qu’il heure est-il ? ⇨ quelle heure (1 mot)

13. TOUT ou TOUS ?
On écrit tout au singulier : ex. tout le monde, tout va bien...
On écrit tous au pluriel : ex. tous les jours, tous sont là, ils sont tous au courant...
avec le sens de très ou entièrement, tout est un adverbe invariable devant un adjectif : ex. des souliers tout neufs, une année tout entière - (sauf si cet adjectif est au féminin et commence par une consonne : ex. une voiture toute cabossée... )

14. LEUR ou LEURS ?
Devant un verbe (ou après à l’impératif), leur est invariable (c’est un pronom) : ex. je leur parle, donnez-leur du travail.
Devant un nom ou un GN, leur s’accorde (leur au singulier, leurs au pluriel) : ex. leur chapeau s’est envolé, ils ont remis leurs vieilles pantoufles.

15. QUELQUE ou QUEL  QUE ?
La plupart du temps, on écrit quelque (qui s’accorde) : ex. attendez quelques minutes
retenir : quelque chose, quelque part, quelque temps, quelqu’un, quelques-uns...
Devant le verbe être au subjonctif (soit, soient, fût, ait été...), on écrit quel  que (en deux mots) et le premier de ces deux mots s’accorde avec le sujet : ex. quel  qu’ il soit ; quelles que soient tes raisons...
quelque signifiant environ, devant un nombre, est invariable : ex. Il y avait quelque trois mille personnes.

16. SANS ou S’EN ?
Sans est une préposition de sens négatif (contraire de avec ou de en), devant un nom, un pronom ou un infinitif : sans peine (≠ avec peine), sans souffrir (≠ en souffrant) , sans cela (≠ avec cela)…
S’en (pronom réfléchi + pronom personnel) appartient à une forme verbale pronominale : il s’en moque (je m’en moque, tu t’en moques…), elle s’en tirera (je m’en tirerai, tu t’en tireras…), il ne faut pas s’en faire…

17. SI ou S’Y ?
Si est un adverbe ou une conjonction : tu es si timide ! – si tu osais, tu réussirais
S’y est composé d’un pronom réfléchi et d’un pronom personnel et appartient à un verbe pronominal : qui s’y frotte s’y pique (je m’y frotte, tu t’y frottes…)
 attention : si + il se contracte en s’il – ex. on n’écrit pas : si il fait beau, mais : s’il fait beau.

18. SA ou ÇA
Le premier (SA) est un déterminant (adjectif possessif) ; on le trouve devant un nom féminin. Au pluriel, il devient SES.
ex. Il a retrouvé sa valise ( ses valises)
Le second (ÇA) est un pronom démonstratif, équivalent familier de CELA. On le trouve devant un verbe.
ex. Ça ne compte pas.
retenir les expressions suivantes : ça alors ! (marque d’étonnement) et çà et là (adv. de lieu)


Adjectifs, adverbes, noms et verbes…

19. ADVERBES en -MENT

Ils prennent deux m si on entend [-Amment] : ex. prudemment, mais longuement, gentiment, vraiment...
Ils s’écrivent -amment s’ils sont dérivés d’un adjectif en -ant :
ex. méchant ⇨ méchamment, courant ⇨ couramment
Ils s’écrivent -emment s’ils sont dérivés d’un adjectif en -ent :
ex. récent ⇨ récemment, différent ⇨ différemment

20. ADJECTIFS et PARTICIPES TERMINES PAR UNE CONSONNE
Mettez-les au féminin pour entendre cette consonne !
un crapaud laid (= laide) ; un geste adroit (= adroite) ; un accent étranger (= étrangère) ; un jardin clos (= close) ; un devoir bien fait (= faite) ; un élève mis en retenue (= mise) ; un texte traduit (= traduite) ; il s’est assis (= assise)

21. TRAVAIL ou TRAVAILLE, APPEL ou APPELLE, CRI ou CRIE...
Les verbes en -er (1er groupe) ont parfois des noms homophones (c’est-à-dire identiques pour l’oreille).
Dans ce cas, seul le verbe se termine par un -e
ex. le travail (nom) ≠ il travaille (verbe) ; un appel (nom) ≠ il s’appelle (verbe) ; un cri (nom) ≠ il crie (verbe) ; un conseil (verbe) ≠ il conseille (verbe) ; un essai (nom) ≠ elle essaie (verbe) ; le vol (nom) ≠ il vole (verbe)

22. NOMS FEMININS EN –TE ou EN –TEE ?

Seuls les noms féminins formés sur des adjectifs se terminent par –té
ex. bon = la bonté – beau = la beauté – généreux = la générosité – vrai = la vérité – quel = la qualité etc.
Les autres noms, formés sur des verbes ou des noms, se terminent par –tée
ex. dicter = la dictée – porter = la portée – monter = la montée
ex. pelle = la pelletée – assiette = l’assiettée

23. ADJECTIFS HOMOPHONES au MASCULIN et au FEMININ

ex. une belle plante, un bel arbre
Cet adjectif ne prend la marque –e du féminin que devant un nom féminin
Ne confondez donc pas : cette actrice et cet acteur – une pleine assiette et le plein emploi – une vieille histoire et un vieil historien...

24. ADJECTIFS NUMERAUX

Les adjectif numéraux cardinaux (deux, trois, quatre, cinq, etc…) sont invariables :
ex. Les quatre points cardinaux. Ils sont venus tous les treize. Je vous rembourserai vos mille francs.
 Seules exceptions : vingt et cent, s’ils terminent une multiplication.
ex. quatre-vingts ≠ quatre-vingt-treize ; six cents ≠ six cent cinquante
millier, million et milliard sont des noms : ils prennent donc un –s au pluriel (trois millions)
un s’accorde au féminin (une histoire) et peut se mettre au pluriel lorsqu’il est employé comme pronom (les uns, quelques-uns…)
 le trait d’union ne s’emploie que pour relier ce qui est inférieur à 100 (sauf si on utilise « et »)
ex. trente et un ; vingt-cinq ; trois cents ; six cent soixante-dix

25. PLURIEL DES ADJECTIFS ET DES VERBES 
rappel : la marque du pluriel d’un adjectif est –s ; celle d’un verbe conjugué est –(e)nt
ex. Elles ne veulent pas être seules.           Les formes identiques se confondent.
                                    verbe               adjectif                               adjectif          verbe
                                  3e personne          féminin                               féminin     3e personne         
                                    du pluriel           pluriel                                   pluriel       du pluriel          
[pour les distinguer, rappelez-vous que seul le verbe peut se conjuguer :
Elles ne voulaient pas rester seules. – Les formes identiques se confondaient.]


Formes verbales

26. -ER ou -E ? (infinitif ou participe passé des verbes du 1er groupe) et -AIS, -AIT ou -EZ…
Remplacez la forme verbale par un verbe du 3ème groupe
prendre, faire, mettre, ouvrir... = -er (infinitif)
pris, fait, mis, ouvert... = -é (participe passé)
ex. Il s’est décid… à travaill…
Il s’est mis à travaill… ⇨ Il s’est décidé...
Il s’est décidé à prendre ⇨ Il s’est décidé à travailler
 Attention à ne pas confondre ces terminaisons avec celle de l’imparfait (-ait) ; la prononciation est différente [comme dans imparfait], et on peut mettre le verbe au présent.
ex. Il se décidait à travailler = il se décide à travailler
Ne confondez pas non plus avec la terminaison en –ez (verbe conjugué à la 2ème personne du pluriel)
s’il y a le pronom « vous » avant le verbe, on n’écrit –ez que si c’est le sujet !
ex. Vous dansez ? (qui danse ? = vous) – Il ne faut pas vous importuner (vous est le COD)

27. EST ou AIT ?
Est = indicatif présent du verbe être : ex. il est venu
Ait = subjonctif présent du verbe avoir : ex. avant qu’il ait terminé
Remplacez par était : si c’est possible, il s’agit du verbe être : est ; sinon, c’est le verbe avoir : ait
ex. il est venu = il était venu
ex. avant qu’il ait terminé (avant qu’il était terminé : transformation impossible)
retenir : subjonctif présent du verbe avoir
    = que j’aie, que tu aies, qu’il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu’ils aient.

28. FUTUR DE L’INDICATIF ou CONDITIONNEL PRESENT (1ère personne du singulier) ?
ex. Je viendrai demain – Je viendrais si je pouvais
 Le futur (-rai) ne s’emploie que dans un contexte présent (énoncé ancré)
ex. Je regarderai ton match, c’est promis !
Le conditionnel (-rais) soit exprime un futur dans un contexte passé, soit énonce une hypothèse, soit s’utilise dans une formule de politesse.
ex. Je lui promis que je regarderais son match (le verbe principal promettre est au passé)– Je regarderais bien le match, mais ma télé est en panne (hypothèse) – Je voudrais un kilo de pommes, s’il vous plaît (tournure de politesse).

29. ACCORD DU VERBE CONJUGUE
Un verbe conjugué s’accorde toujours avec son sujet.
ex. Je voulais vous parler (1S).
ex. C’est sur cette route que passent tous les camions. (3P)
ex. Le directeur les connaissait bien. (3S) attention ! « les » n’est jamais le sujet du verbe !!!
ex. C’est nous qui prendrons cette décision. (1P)

30. PARTICIPE PASSE employé SEUL ou avec l’AUXILIAIRE ETRE
Il s’accorde comme un adjectif (posez la question : qui est + adj. ?)
employé seul, comme épithète ou apposé accord : avec le nom qu’il complète
ex. Fatiguée par sa longue marche, la vieille dame dut s’asseoir. (qui est fatigué ? : la vieille dame)
employé avec le verbe ETRE, comme attribut : accord avec le sujet
ex. Les coureurs étaient épuisés (qui est épuisé ? : les coureurs)
 attention : les formes composées en « été » (il a été, elle aura été…) sont bien celles du verbe ETRE !!! Elle a été touchée

31. PARTICIPE passé avec l’AUXILIAIRE AVOIR
On ne l’accorde jamais avec le sujet : ex. Elles ont déjeuné tôt.
Cherchez où est le COD du verbe (question « quoi ? ») :
s’il est placé avant le verbe, on accorde le participe avec lui. :
ex. Voici des champignons qu’elle a cueillis. (elle a cueilli quoi ? = des champignons)
s’il est placé après ou s’il n’y en a pas, on n’accorde pas. :
ex. Elle a cueilli des champignons.
cas plus rare : si le participe passé est suivi d’un infinitif, on ne l’accorde que si le COD placé avant est bien celui du participe, et non celui de l’infinitif.
ex. Nous les avons écoutés jouer (les est bien le COD du verbe écouter) – Nous les avons fait remplacer (les est le COD de l’infinitif remplacer)
retenir : fait faire est toujours invariable [ex. cette table, je l’ai fait faire par un ébéniste]

32. PARTICIPE PASSE des VERBES PRONOMINAUX
Le plus souvent, il s’accorde avec le sujet.
ex. elle s’est levée, ils se sont aperçus, nous nous étions rencontrés
MAIS si le pronom réfléchi (se, me, te, nous, vous) qui précède l’auxiliaire ETRE n’est pas le COD, on applique la même règle qu’avec l’auxiliaire avoir.
ex. elle s’est lavé les pieds (se = à elle, d’elle = COI – le COD du v. laver (elle a lavé quoi ?) est les pieds ; il est placé après, donc on n’accorde pas)
ex. ils se sont téléphoné (se = à eux  = COI ; il n’y a pas de COD, donc on n’accorde pas)
ex. voici les souliers qu’elle s’est achetés (s’ = à elle = COI ; le COD (elle a acheté quoi ?) est les souliers, placé avant le verbe, donc on accorde avec lui)



33. PASSE SIMPLE EN –IT /–UT ou PARTICIPE PASSE EN –I /–U ?
S’il y a l’auxiliaire être ou avoir avant, c’est le participe passé (i/u) : ex. Elle a trop bu – Il était parti
dans le doute, remplacez la forme en [i/u] par l’imparfait du même verbe :
si la phrase a un sens, c’est le passé simple (-is-it ou -us-ut) :
ex. Elle me parut inquiète (= elle me paraissait) – Je repartis aussitôt (= je repartais)
si la phrase n’a pas de sens, c’est le participe passé (-i ou -u) :
ex. A peine fini, le château de sable a été submergé (= à peine finissait, le château...)

34. INDICATIF PASSE SIMPLE (eut, vit, arriva) ou SUBJONCTIF IMPARFAIT (eût, vît, arrivât) ?
Ces deux temps sont homophones à la 3ème personne du singulier.
Le subjonctif imparfait (avec un accent circonflexe et un –t) est une forme littéraire à laquelle notre oreille n’est plus habituée. Cette (fausse) impression d’incorrection est votre premier indice.
ex. Nous souhaitions qu’il arrivât plus tôt (la langue courante attendrait : qu’il arrive…)
Dans le doute : remplacez le verbe par son imparfait : si c’est possible, il s’agit du passé simple ; sinon, c’est l’imparfait du subjonctif.
ex1. Il arriv… tard dans la soirée ⇨ il arrivait tard dans la soirée  ⇨ il arriva (passé simple)
Nous souhaitions qu’il arriv… plus tôt ⇨ nous souhaitions qu’il arrivait… ⇨ qu’il arrivât (subj. imparfait)
ex2. J’aurais préféré qu’il ne f… pas rejoint ⇨ j’aurais préféré qu’il n’était pas rejoint…⇨ fût (subj. imparfait)
Il f… rejoint dans les derniers mètres ⇨ il était rejoint… ⇨ fut (passé simple)


Accents et autres…

35. L’ACCENT SUR –E

La voyelle –e ne prend pas d’accent
devant une consonne doublée:
ex. un effort, il essaie, une antenne, une serrure, intéressant, une libellule…
devant un -x
ex. l’exercice, complexe
dans une syllabe terminée par une consonne (le –e doit être à la fin de la syllabe pour porter l’accent)
ex. un escalier (es-ca-lier) – transpercer (trans-per-cer) – lecture (lec-tu-re) ≠ pétrifié (pé-tri-fié) – déclassement (dé-classement) – un élève (é-lè-ve)

36. L’ACCENT CIRCONFLEXE
 Il remplace le plus souvent un –s qui existait dans l’ancienne langue.
ex. hôpital (voir hospitalier, hospitalité) – forêt (voir forestier) – bâton (voir bastonnade) – fenêtre (voir défenestrer)
Il sert parfois à distinguer des homophones.
ex. le mur – il est mûr ; du pain – tu as dû ; sur la route – il est sûr de lui…
[+ voir règle n°34 pour distinguer le passé simple du subjonctif imparfait]
Retenez le mot piqûre.
Attention aux verbes en –aître : ils prennent un accent devant le –t, mais pas devant l’-s
connaître, il connaît, il connaîtra… ≠ connaissant, ils connaissent, tu connais…

37. LE TREMA
Il se place toujours sur la deuxième voyelle.
ex. Noël – une crise aiguë – Adélaïde

38. LA CEDILLE
On ne l’utilise que devant les voyelles a, o et u. Elle n’a aucune utilité devant e et i
ex. le traçage, un garçon, il aperçut ≠ ceci, une citerne…

39. LA COUPE D’UN MOT
A la fin d’une ligne, on ne peut couper un mot qu’entre deux syllabes !
ex. instantanément : ins-tan-ta-né-ment
En cas de consonne doublée, on coupe entre les deux consonnes
ex. nécessaire : né-ces-si-té – appellation : ap-pel-la-tion
 On ne peut pas couper sur un x ou un y
ex. payer – taxer  ne peuvent pas être coupés

40. LA MAJUSCULE
Une phrase commence toujours par une majuscule.
On ne met pas de majuscule après un point-virgule ou deux points (sauf si ces deux points introduisent des paroles au discours direct)
ex. Nous sommes ravis ; en effet, la réunion s’est bien terminée : tout le monde était d’accord.
ex. Il s’est aussitôt écrié : « Vous n’êtes que des lâches ! »
Les noms propres prennent une majuscule, mais pas les adjectifs : attention aux termes indiquant une nationalité !
ex. Les Américains ont débarqué en Normandie. Les chars américains ont été accueillis avec des hurlements de joie par les Français.
            nom propre                                                             adjectif                                                                                        nom propre